Résumé

Portrait de Napoléon Ier Napoléon Ier Napoléon inconnu : papiers inédits… (1895)

Sentir, c'est le besoin du cœur, comme manger du corps. Sentir, c'est s'attacher, c'est aimer. L'homme dut connaître la pitié, l'amitié et l'amour. Dès lors, la reconnaissance, la vénération, le respect. S'il en avait été autrement, s'il serait vrai de dire qu'en l'homme, le sentiment et la raison ne sont pas inhérents à l'homme, mais seulement des fruits de la société, il n'y aurait alors point de sentiment et de raison naturelle ; point de devoir pour la vertu ; point de bonheur pour la vertu.
Source : Gallica

Portrait de Napoléon Ier Napoléon Ier Napoléon inconnu : papiers inédits… (1895)

A Ajaccio, pour l'argent, il est dix familles qui les priment, qui ont davantage souffert, qui ont donné plus de gages d'attachement à Paoli; ces idées républicaines, ces théories à la Rousseau, ces discours au club, ces adresses, ce mouvement qu'ils se donnent, cette ambition qu'ils montrent, tout les rend suspects ; on les regarde d'abord avec quelque dédain ; puis, lorsqu'ils tendent malgré tout à s'élever, on n'a qu'une pensée, c'est de les déprimer : la coalition de toutes les médiocrités se fait d'elle-même contre eux, et c'est une joie qu'on se donne de les abattre.
Source : Gallica

Portrait de Napoléon Ier Napoléon Ier Napoléon inconnu : papiers inédits… (1895)

Le bonheur est donc incompatible avec une passion violente, puisque celle-ci est destructive de l'économie animale, du sentiment et de la raison naturelle.
Voyez ce jeune adolescent livré à l'amour : il s'agite, il gémit, il pleure. Un feu dévorant circule dans ses veines, rien ne peut le tranquilliser. Que veut-il ? Qu'a-t-il ? Que désire-t-il ? Tantôt, il frémit, il hurle comme le lion d'Afrique ; tantôt, il chante avec la mélodie du cygne ou la tendresse de la colombe. Il se crée des monstres pour les combattre et en être tourmenté.
Source : Gallica

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