Lucien Bonaparte

Résumé

Lucien Bonaparte Lucien Bonaparte et ses mémoires… (1882-1883)

Dès le premier moment, l'homme d'Etat ne se fit plus illusion. Les destinées de la patrie ne dépendaient plus de nos projets de réforme. Elles dépendaient uniquement de celui que trente millions d'hommes accueillaient comme leur sauveur. « Vous allez, m'avait dit Sieyès, à la rencontre de votre frère ; personne mieux que vous ne peut lui apprendre nos projets. C'est à lui maintenant à se mettre à notre tête et à sauver la République du réveil des Jacobins. »
Cette conviction de l'influence irrésistible de Bonaparte était aussi profonde dans l'esprit de Sieyès qu'elle était douloureuse.
Source : Gallica

Lucien Bonaparte Lucien Bonaparte et ses mémoires… (1882-1883)

La gloire qui accompagne le retour du guerrier illustre, à quij'ai eu l'honneur d'ouvrir le chemin, les marques éclatantes de confiance que lui donne le Corps législatif, et le décret de la représentation nationale, m'ont convaincu que, quel que soit le poste où m'appelle désormais l'intérêt public, les périls de la liberté sont surmontés et les intérêts des armées garantis. Je rentre avec joie dans les rangs des simples citoyens; heureux, après tant d'orages, de remettre entiers et plus respectables que jamais les destins de la République dont j'ai partagé le repos.
Source : Gallica

Lucien Bonaparte Lucien Bonaparte et ses mémoires… (1882-1883)

BONAPARTE. — La Constitution !. vous l'avez violée au 18 fructidor ; vous l'avez violée au 22 floréal; vous l'avez violée au 30 prairial. La Constitution ! elle est invoquée par toutes les factions, et elle a été violée par toutes ! Elle ne peut être pour nous un moyen de salut, parce qu'elle n'obtient plus le respect de personne.
Représentants du peuple, j'espère que vous ne voyez pas en moi un misérable intrigant qui se couvre d'un masque hypocrite. J'ai fait mes preuves de dévouement à la République, et toute dissimulation m'est inutile.
Source : Gallica

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