Prosper Brugière baron de Barante

Résumé

Prosper Brugière baron de Barante Histoire du Directoire de la République française… (1855)

Les nobles forment une corporation étrangère et ne doivent pas être regardés comme citoyens français. Cette corporation couvre l'Europe ; les nobles de tous les pays sont affiliés entre eux par la similitude et l'action des préjugés, des prétentions et des intérêts. Les nobles français ne reconnaissent de pairs que les nobles étrangers ; ils ne voient dans l'abolition de leurs titres qu'un acte de violence et non de justice, qu'un fait et non un droit; ils ne se croient pas liés par la Constitution ; ils la fouleraient aux pieds s'ils étaient les plus forts.
Source : Gallica

Prosper Brugière baron de Barante Histoire du Directoire de la République française… (1855)

Boissy d'Anglas ajoutait : — « Nous avons récemment rejeté à une immense majorité des propositions pareilles : la liberté de la presse 1 nous la maintiendrons, nous la défendrons au péril de notre vie; elle est la garantie du gouvernement républicain, que nous voulons tous affermir. Quoi! le Directoire s'élève contre les journaux! N'est-ce pas lui qui a donné l'exemple de leurs abus? N'a-t-il pas fait distribuer des journaux détestables, où chacun de nous était impudemment calomnié? Ces journaux avaient la sanction du gouvernement; c'est ceux-là qui sont le plus dangereux. »
Source : Gallica

Prosper Brugière baron de Barante Histoire du Directoire de la République française… (1855)

Non, les crimes de la Terreur n'appartiennent pas à la Révolution. Ces crimes sont à ceux qui, comme Barère, méditaient, préparaient, commandaient les forfaits dont la France était épouvantée. Le nom de Barère ne devrait pas être proféré ici. Nous voulons seulement savoir par quel privilége, par quelle faveur, condamné à la déportation, il a trouvé le moyen de rester impuni, et même libre d'intriguer pour surprendre les suffrages de ses concitoyens ; libre de les déshonorer en se faisant élire par eux, et de donner à l'Europe le scandale d'un bourreau du peuple devenant son représentant.
Source : Gallica

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