Albert Sorel,
Revue des Deux Mondes
“ Qui pourra désormais parler de l’intégrité de l’Allemagne ! Tout le monde s’indigne de la trahison de l’Autriche ; tout le monde l’accuse d’avoir fait un marché ; et chacun, en se plaignant d’être pris à l’improviste, se met en mesure de faire comme l’Empereur et de réparer le temps perdu. On en a fini de disputer sur les mots. Abandonné par la Prusse, qui s’est assuré son lot à Baie, tout le monde le sait, et par l’Autriche, qui s’est assuré le sien à Campo-Formio, personne n’en doute plus, l’Empire n’a plus qu’à se dévorer soi-même, à faire le lot de la République et à se partager le reste. ”
