Albert Sorel

Albert Sorel

Résumé

Portrait de Albert Sorel Albert Sorel Bonaparte et Hoche en 1797 (1896)

L'homme de gouvernement grandit en lui et déborde déjà sur l'homme de guerre. « Croyez-vous, — disait-il à Miot et à Melzi, en se promenant avec eux dans les jardins de Mombello, — croyez-vous que ce soit pour faire la grandeur des avocats du Directoire, des Carnot, des Barras, que je triomphe en Italie? »
Comme ses premières batailles lui ont ouvert la grande guerre, de Lodi à Rivoli, comme l'organisation de la conquête lui a ouvert le gouvernement des hommes, les correspondances des agents de la république à Rome, à Turin, à Gênes, à Florence, à Constantinople, lui ouvrent la diplomatie.
Source : Gallica

Portrait de Albert Sorel Albert Sorel Bonaparte et Hoche en 1797 (1896)

Paris ne leur laisse désormais qu'une impression d'impatience et de dégoût; la besogne de factions et d'intrigues qui s'y opère leur semble trouble et funeste. Paris, aux temps héroïques, avec la Convention et ses Comités, portait l'âme de la République. Mais, en même temps que le grand péril, le mystère du pouvoir s'est dissipé. Le Directoire, ridicule et méprisé, a trahi le secret du temple. On n'aperçoit plus dans le sanctuaire que des hommes qui se querellent, des hommes très petits et des querelles médiocres. L'âme de la République est désormais dans les armées.
Source : Gallica

Portrait de Albert Sorel Albert Sorel Bonaparte et Hoche en 1797 (1896)

Bonaparte juge la guerre périlleuse. Marchant sur Vienne, il peut vaincre, sans doute, si l'armée du Rhin pousse hardiment en Allemagne; mais il n'a pas confiance en cette armée : elle est lente, le commandement y est divisé. Il n'entend d'ailleurs partager avec elle ni l'honneur de la guerre ni la popularité de la paix. Enfin si elle ne marche pas ou si elle marche
mollement, si les Autrichiens qui se sont refaits ont un élan d'audace, si l'archiduc a un éclair de génie, Bonaparte peut être écrasé.
Source : Gallica

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