Théodore Bachelet, Histoire de Napoléon Ier, (1856)
“ Les officiers ayant refusé de parlementer, le moment décisif était venu pour Napoléon. Arrivé à une demi-portée de fusil du bataillon, après avoir ordonné aux siens de mettre l'arme sous le bras, le canon baissé vers la terre, il s'avance seul et calme; à vingt pas du front de bataille, il porte la main à son chapeau : « Soldats, s'écrie-t-il d'une voix forte, s'il en est un seul parmi vous qui veuille tuer son général, son empereur, il le peut; me voilà. ». Un seul cri lui répond : Vive l'empereur! Et les soldats, quittant leurs rangs, courent se mêler aux vétérans de l'île d'Elbe. ”
