Résumé

G.-M. de Villiers Histoire de Napoléon, par M. l'abbé de Villiers… (1846)

A la bataille de la Moscowa, il reçut de l'empereur le nom de brave des braves, que le duc de Montebello ne pouvait plus lui disputer, et le titre de prince. Dans la retraite qui fut si désastreuse, et où périrent de faim, de fatigue et de froid tant de milliers de nos soldats, l'intrépide maréchal, placé à l'arrière-garde, tous les jours aux prises avec l'ennemi, sauva, par son sang-froid et la hardiesse de ses mauoeuvres, les débris de la grande armée, surmontant tous les obstacles qu'il rencontra pendant une route longue et pénible.
Source : Gallica

G.-M. de Villiers Histoire de Napoléon, par M. l'abbé de Villiers… (1846)

Bonaparte, que Napoléon avait fait roi de Hollande, était un homme de moeurs douces, étranger à tout sentiment d'ambition. Monté sur le trône, il n'eut plus qu'une pensée, le bonheur et la prospérité du peuple qui confiait à son dévouement ses plus chers intérêts. Le système continental, qui fermait à l'Angleterre tous les ports de l'Europe, ruinait l'industrie et le commerce du pays qui, plus que tout autre, par ses nombreux affluents et la diversité de ses relations, offrait un immense débouché aux exportations de la Grande-Bretagne.
Source : Gallica

G.-M. de Villiers Histoire de Napoléon, par M. l'abbé de Villiers… (1846)

A la tête de ces braves légions qui, si souvent, avaient vaincu sous lui, après une suite rapide de victoires, il s'empara de Ratisbonne, et s'avançait à de nouvelles conquêtes, lorsqu'à la bataille d'Esling, le 22 mai 1809, un boulet de canon lui emporta la jambe droite tout entière, et la jambe gauche au-dessus de la cheville; on désespéra aussitôt de sa vie. Comme on l'emportait sur un brancard, Napoléon accourut, versant des larmes et le serrant dans ses bras : « Lannes, lui dit-il, me reconnais-tu, c'est l'empereur, c'est Bonaparte, c'est ton ami. »
Source : Gallica

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