Charles IV d'Espagne

Définition et enjeux

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

Tout parut de nouveau en désarroi sous l’imbécile Charles IV, et l’Espagne, au sortir d’un règne qui renouait les plus belles traditions de son passé, tombait dans un règne qui recommençait les plus mauvais momens de l’époque autrichienne. Une grandeur éphémère suivie d’une longue décadence, une renaissance heureuse suivie d’une éclipse nouvelle, voilà ce que la monarchie absolue avait fait pour l’Espagne. L’histoire, dans son courant permanent et rapide, ne ménage pas les fortes leçons.
Source : Wikisource

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

Pour nous tous, pour l’histoire, c’est Charles-Quint ; pour l’Espagne, il est Charles Ier. L’empereur éclipse le roi. C’est qu’en effet ce Charles Ier d’Espagne, plus heureux dans sa destinée que celui d’Angleterre, est aussi peu Espagnol que possible par le sang et par les traditions. Il tient sans doute par sa mère, la pauvre reine Jeanne, aux rois catholiques, à Isabelle de Castille, à l’astucieux et politique Ferdinand d’Aragon ; mais il tient surtout par son père, Philippe le Beau, aux Habsbourg, à la maison de Bourgogne, dont il recueille les traits, les états et l’ambition.
Source : Wikisource

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

L’Espagne, sans perdre son individualité nationale, qui survit à tout, cesse d’avoir la direction de sa politique ; elle n’est qu’un état de plus dans les vastes états de l’empereur, — le plus riche il est vrai, le plus puissant, celui devant lequel tous les autres s’éclipsent, mais aussi le plus sacrifié dans sa force, et dans son indépendance à des desseins qui le détachent en quelque sorte de lui-même et le jettent en dehors de toutes les voies de son développement naturel.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature