Résumé

Charles Martin État militaire de la Péninsule… (1857)

L'Espagne ne peut se passer de réserve : au point de vue de la paix comme au point de vue de la guerre, dans l'intérêt de la plus complète garantie de ses institutions politiques, comme dans l'intérêt de la puissance et du perfectionnement de son état militaire, il importe de réveiller, de restaurer par tous les moyens, les traditions qui placèrent son armée au premier rang parmi celles de l'Europe; — traditions qui semblent s'affaiblir et disparaître dans ces tristes temps, comme tout s'en va chaque jour, depuis un quart de siècle, dans la Péninsule, le bien et le mal, presque sans choix.
Source : Gallica

Charles Martin État militaire de la Péninsule… (1857)

Aujourd'hui, ce qu'il faut à la Péninsule, c'est bien moins une liberté sans limite, nourriture trop excitante pour ses organes appauvris, qu'un pouvoir solidement appuyé sur l'amour de la nation, source de toute autorité, sur l'armée source de toute force, sur la religion source de toute justice. A ceux qui seraient tentés de regretter qu'une part plus large ne soit pas faite à leur idéal, il faut répondre, et l'histoire de l'Espagne est là pour en témoigner, que la liberté n'a jamais aidé à fonder d'édifice politique durable
Source : Gallica

Charles Martin État militaire de la Péninsule… (1857)

C'est ce qui nous fait dire une fois de plus que, dans les circonstances périlleuses, exceptionnelles, anormales, où se trouve l'Espagne, son salut réside dans
son armée.
En songeant aux dernières et tristes épreuves que la Péninsule a traversées, il n'est pas un Espagnol sincèrement dévoué à son pays et à sa souveraine qui ne comprenne que, dans l'avenir, l'armée peut être bien plus utile par le mal qu'elle empêchera que par celui qu'elle aura à réprimer. L'institution qui assure la force à la loi faite pour tous et dans l'intérêt de tous, est bien, en effet, le meilleur garant de l'ordre.
Source : Gallica

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