Résumé

La prochaine Guerre ; par L. Seguin (1880)

Hormis dans des cas tout à fait exceptionnels, il ne faut plus songer à la lancer contre l'infanterie; mais elle peut toujours charger la cavalerie ennemie, escorter l'artillerie, et parfois même sabrer les batteries portées trop audacieusement en avant. C'est hors du champ de bataille qu'elle a été surtout employée. Éclairer la marche de l'armée, dérober ses mouvements, découvrir ceux de l'adversaire, se montrer, pour ainsi dire, partout à la fois, et, grâce à cette rapidité de mouvements, répandre la terreur sur une grande étendue de pays, telle fut la tâche de la cavalerie allemande.
Source : Gallica

La prochaine Guerre ; par L. Seguin (1880)

L'Italie a tant d'intérêts communs avec la France, qu'on peut s'étonner de ce que les deux nations ne soient pas étroitement alliées. Comme la France, l'Italie a un intérêt capital à s'opposer au débordement de la race germanique, ne fût-ce qu'afin de n'avoir pas pour voisine à Trieste la Grande Allemagne telle qu'on la rêve à Berlin ; comme la France, plus que la France même, l'Italie est intéressée à chasser de la Méditerranée les barbares du Nord qui s'y sont glissés et qui détiennent encore Malte.
Source : Gallica

La prochaine Guerre ; par L. Seguin (1880)

L'armée allemande fut formée en des jours de détresse . La patrie avait été écrasée sur les champs debataille. Les vieux régiments du grand Frédéric avaient disparu dans la tempête; les vainqueurs occupaient le territoire réduit de moitié. En présence d'aussi grands malheurs, la haine de l'étranger domina tout autre sentiment. En outre, la Prusse n'était pas née encore à la vie politique et ne connaissait pas les passions forcenées qui, sous le sabre même de l'envahisseur, font crier : « Plutôt Mahomet que le pape ! Vivent nos amis les ennemis ! »
Source : Gallica

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