Résumé

M Annenkov La guerre de 1870 et le siège de Paris… (1872)

Au même instant, le centre de notre ligne tentait un effort désespéré pour déloger les Saxons des hauteurs dominantes qu'ils occupaient, et d'où, sur la gauche, la nombreuse artillerie de la garde prussienne foudroyait nos bataillons de ses feux d'enfilade : nos soldats, emportés par un élan sublime, escaladent les pentes escarpées et couvertes des bois qui abritaient nos ennemis; ils s'avancent résolûment à travers la grêle de balles et de mitraille qui les enveloppe; il semble à cet instant que la victoire revient sous nos drapeaux, et l'espérance renaît dans tous les cœurs.
Source : Gallica

M Annenkov La guerre de 1870 et le siège de Paris… (1872)

Un de nos écrivains militaires contemporains, le
général Dragomiroy, dans une esquisse sur la guerre austro-prussienne de 1866, caractérise justement la discipline de l'armée allèmande. L'officier prussien, ditil, accomplit tous les détails du service sans la moindre omission ; mais il ne perd pas de vue l'essentiel. La forme ne tue pas le fond chez lui, par ce motif que le formalisme lui est habituel : c'est le produit du génie national prussien.
Source : Gallica

M Annenkov La guerre de 1870 et le siège de Paris… (1872)

Quant à l'artillerie de campagne des Prussiens, c'est une opinion générale, suffisamment justifiée du reste par les pertes énormes de l'armée française, qu'elle a opéré admirablement. Ses artilleurs ont un savoir et une habitude remarquables pour déterminer justement les distances. Quand une batterie est en position, après trois ou quatre coups d'essai, tous les autres frappent ordinairement juste et font un grand mal à l'ennemi.
Source : Gallica

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