Résumé

Jules Poirier La Belgique devant une guerre franco-allemande (1913)

Avec cette armée la Belgique pourrait dire, comme a dit la Suisse, à l'empereur Guillaume : « Nous avons la ferme résolution de défendre contre toute attaque notre indépendance, qui est notre bien suprême, et de sauvegarder notre neutralité contre quiconque ne la respecterait pas (1) ».
Le gouvernement belge montre la voie qu'il entend suivre ; le Parlement peut-il la lui refuser ? La grandeur, du devoir qui s'impose est telle que personne ne peut douter du vote de cette loi.
Une nation se relève du malheur ; elle ne se relève jamais de la honte !
Source : Gallica

Jules Poirier La Belgique devant une guerre franco-allemande (1913)

Si deux ans sont déjà considérés comme un minimum par les puissances qui, comme la France et l'Allemagne, disposent d'un grand nombre de rengagés, quel rendement donnera, en Belgique, le service de quinze mois pour l'infanterie, l'artillerie de forteresse et le génie ? Les cadres, en admettant même qu'ils soient excellents, pourront-ils, en un laps de temps aussi court, transformer les jeunes recrues en véritables soldats, susceptibles de faire bonne figure sur les champs de bataille, d'agir au milieu du danger avec l'initiative que rendent nécessaire les exigences de la guerre moderne ?
Source : Gallica

Jules Poirier La Belgique devant une guerre franco-allemande (1913)

La Belgique risque d'être la proie d'un envahisseur, sans avoir le temps de se défendre. Ses sacrifices sont stériles parce qu'impuissants à créer une armée capable d'une action défensive. Ce sont là les tristes résultats de la politique et de la division des partis, ces chancres rongeurs pour lesquels il n'est plus de noble sentiment ni de cause sacrée : qu'importe le patriotisme, qu'importe la défense du sol ?
Source : Gallica

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