Élie Faure,
Histoire de l'Art. L'Art moderne…
(1921)
“ Quand il traverse le polder, le jour est livide entre les branches échevelées, les troncs tordus sur leurs racines à demi sorties du sol. Il frissonne avec la terre quand un nuage noir passe sur le soleil. Les arbres arrachés et fracassés par les torrents, les troupeaux rentrant avec l'orage sur des ponts de bois qui tremblent et les pauvres maisons blotties, il n'aperçoit dans la nature que ce qui répond aux drames de conscience qui durent le bouleverser. Le vaste monde est gris, il y a des fuites d'oiseaux noirs sur les grandes nuées qui tiennent tout le ciel. ”
