Georges Eekhoud,
Myrtes & cyprès
(1877)
“ Dort-elle, et de sa bouche close Est-ce le doux soupir du sommeil innocent Qui monte vers le ciel d'où son rêve descend? A-t-elle, pauvre enfant, lasse de la journée Sur sa couche pudique attendu l'arrivée De celui qui l'adore et voudrait dans ses bras La bercer doucement en l'embrassant tout bas?... Non! Malheur !... Ce n'est pas le souffle de sa bouche, Quelqu'un d'autre au lieu d'elle est entré dans sa couche! Quoi! Mais je deviens fou, cette fois... Ils sont deux! C'est la voix du désir, l'effort voluptueux De deux souffles ardents se confondant ensemble. ”

