Georges Eekhoud,
La faneuse d'amour
(1926)
“ Vers l'aube, doucement il ouvrit les bras robustes qui continuaient d'accoler la comtesse d'Adembrode. La crise était passée, bien passée cette fois ; il dormait sans plus rêver, et sa tête apaisée, presque souriante, retomba sur l'oreiller. En se dégageant, la comtesse se rappela l'histoire racontée par la vieille Kathelyne, l'aventure de Sussel, assailli par les faneuses, et se trouva, elle, la grande dame insoupçonnée, plus vile que l'affreuse Jô Vitesse. Elle venait de se ravaler au rôle de ces faneuses dévergondées. Faner se comme elles ; mais surtout, comme elles, faneuse d'amour !... ”
