Louis Léouzon Le Duc

Louis Léouzon Le Duc

Résumé

Portrait de Louis Léouzon Le Duc Louis Léouzon Le Duc L'Odyssée galante d'une princesse russe… (1879)

Comment moi, moi, Anna Slavonoff, ai-je pu me laisser prendre à cet appât ? On joue le beau ténébreux, on pose pour l'original,
on a horreur d'être confondu avec les autres.
Et puis, quoi?. Tous se ressemblent. Surviers, Bouslaieff, c'est tout un. Pauvre folle, tu te riais de Nadejda et pourtant n'as-tu pas fait comme elle? Oui, comme elle tu as vu ton idéal dans le premier mortel qui a su te charmer. A quoi m'ont servi mes réflexions, mes idées, mes résolutions d'autrefois? Je me gardais moi-même et voilà où j'ai abouti. L'amour n'est-il donc qu'une comédie?.
Source : Gallica

Portrait de Louis Léouzon Le Duc Louis Léouzon Le Duc L'Odyssée galante d'une princesse russe… (1879)

« Oui, ajouta-t-elle, il m'aime ; je le tiens, c'est à moi de ne plus le laisser échapper ; si AIbert a le cœur fort, il manque de caractère ; ma fermeté y suppléera. Le vieux marquis est malade, mais d'une maladie qu'interrompent de fréquents répits. J'en profiterai. Et puis, c'est fatal, bientôt l'heure de la mort sonnera; mon Albert redeviendra libre ; qui donc alors oserait me le disputer ? »
Anna aimait, sans doute ; la femme qui n'aime pas n'est point secouée par de pareils orages. Mais son amour, on a dû le reconnaître, partait encore plus de la tète que du cœur.
Source : Gallica

Portrait de Louis Léouzon Le Duc Louis Léouzon Le Duc L'Odyssée galante d'une princesse russe… (1879)

La fête était à son apogée ; la danse envahissait tout. Anna valsait avec entrain, mais sans rien perdre de sa dignité réfléchie. On sentait que, tout en s'abandonnant, elle n'en demeurait pas moins maîtresse d'elle-même, et qu'en participant au délire général elle le dominait. On en était frappé, intrigué. Surviers, qui changeait à chaque instant d'observatoire, ne la quittait pas des yeux.
Vers minuit, on servit le souper. Le grand chambellan s'approcha de la comtesse Alexandra, et par ordre de sa Majesté l'invita, elle et la princesse, à la table de l'empereur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature