Résumé

Portrait de Louis Léouzon Le Duc Louis Léouzon Le Duc La Princesse Gourkoff, suite et fin de l'Odyssée galante d'une princesse russe… (1879)

Olga ajoutait qu'après tout, le succès espéré ne valait pas l'effort ; que si, dans un transport de passion, de pitié, peut-être, la flamme se rallumait, le remords l'éteindrait vite.
« Ce Surviers, lui disait-elle, est un caractère tout d'une pièce ; tu n'as pu l'avoir libre, tu ne l'auras pas enchaîné ; il n'est pas homme à se partager.
On ne convoite pas un festin quand on est sûr d'y trouver les plats vides, ou de n'y recueillir que des bribes. »
A ces objections pleines de justesse, Anna dédaignait de répliquer.
Source : Gallica

Portrait de Louis Léouzon Le Duc Louis Léouzon Le Duc La Princesse Gourkoff, suite et fin de l'Odyssée galante d'une princesse russe… (1879)

Olga, qui l'épiait, le surprit dans un de ces accès.
« Qu'avez-vous, mon ami ? lui dit-elle.
« Ce que j'ai! Il y a de quoi rendre fou. Par-
tout honni, rebuté ! Ne dirait-on pas que je suis un homme de rien et que je n'ai plus le sou ?
« Les gens de cœur sont rares ; les belles princesses se vendent et ne se donnent pas.
« Faudra-t-il donc attendre que j'aie de quoi les acheter? Mais, alors, je serai trop vieux; on ne voudra plus de moi.
« L'argent console de bien des choses. »
Ainsi Olga s'apitoyait sur Bouslaïeff, l'encourageant, le désespérant tour à tour.
Source : Gallica

Portrait de Louis Léouzon Le Duc Louis Léouzon Le Duc La Princesse Gourkoff, suite et fin de l'Odyssée galante d'une princesse russe… (1879)

Mais la femme des hautes sphères, ce qu'on appelle la grande dame, lui était inconnue ; il n'avait jamais songé à y prétendre, et il se moquait volontiers de ces virtuoses qui, introduits dans un boudoir, par un caprice éphémère, se flattaient d'en faire le temple d'un amour éternel. Par conséquent, en même temps qu'il l'exaltait, l'amour d'Anna le déconcertait; il s'y sentait comme dépaysé; en sorte
que, même sous les étreintes les plus passionnées de sa rayonnante maîtresse, il éprouvait un trouble qui, au lieu de dilater son cœur, le resserrait.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature