Résumé

Portrait de Charles Mérouvel Charles Mérouvel Le péché de la générale : moeurs contemporaines (1879)

Parlez plus bas, chère princesse!
— Lord Fowjer est au-dessus des préjugés qui vous plient à leur obéissance. D'ailleurs, lord Fowler m'aime en ami, et mieux que vous, j'en suis sûre, car il n'est aucun de mes caprices qu'il n'approuve, aucune de mes volontés qu'il ne s'empresse de contenter.
Moi, je ne l'aime pas, pas plus, entendez-vous, que la comtesse de Branville n'aime le général. Les femmes se ressemblent. Elles sont pétries du même limon et en elles le même feu brûle sur les mêmes autels.
— Je vous jure que vous vous trompez. Madame de Branville aime son mari.
Source : Gallica

Portrait de Charles Mérouvel Charles Mérouvel Le péché de la générale : moeurs contemporaines (1879)

Robert pâlit.
— Elle ne m'écouterait pas.
La princesse se leva : - Tu mens, dit-elle, et je vais achever ta confession. Tu as toujours aimé Gabrielle Desgranges, mais tu as hésité en face de sa ruine et ce n'est que lorsque le général de Branville l'a relevée de son abaissement, quand tu l'as vue entourée du luxe qui convient à sa beauté et à son éducation, que tu t'es repris d'une belle passion pour elle. Il y a en nous une lâche convoitise qui nous fait désirer le bien des autres. Tu as obéi à ce sentiment vil mais universel. Trop faible devant tes supplications, la comtesse a cédé.
Source : Gallica

Portrait de Charles Mérouvel Charles Mérouvel Le péché de la générale : moeurs contemporaines (1879)

Elle se laissa faire avec la grâce d'une maîtresse qui veut séduire et qui sait que la plus légère des faveurs suffit pour se faire adorer.
Le comte ne l'avait jamais vue ainsi. Il riait et il sentait son cœur s'épanouir comme un coquelicot dans un champ de blé.
— Allons, Bastien, John, allons, mes enfants, hâtons-nous! Qu'on selle Kate pour madame! Apprêtezmoi Vaillant! Alerte! Et prenez pour vous ce que vous voudrez ; qu'on se dépêche!
Le général était adoré de ses domestiques.
La gaieté de la comtesse mit le feu aux poudres comme une fusée allume le bouquet d'un feu d'artifice.
Source : Gallica

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