Charles Mérouvel

Élements biographiques

Portrait de Charles Mérouvel Charles Mérouvel Angèle Méraud (1883)

Mais pourquoi t'acharner à me faire souffrir? On dirait que tu cherches par quelles tortures tu peux ensanglanter, déchirer un être qui s'est donné à toi et n'a pas le courage de se reprendre. Je ne peux pas vivre sans toi.
- Tu vois bien, fit-elle en se dégageant. Moi je ne veux pas d'esclavage. Tout passe, tout lasse, tout casse.
— Qui aimes-tu donc? demanda-t-il.
- Moi, est-ce que je sais? toi peut-être, mais encore plus ma liberté. Je veux vivre comme l'oiseau qui va partout et n'a pas de maître.
Et comme Chazolles se taisait, la tête cachée dans ses mains.
Source : Gallica

Portrait de Charles Mérouvel Charles Mérouvel La Vertu de l'abbé Mirande, moeurs parisiennes… (1879)

Si vous m'aimiez, Valentine, et vous m'aimerez un jour, je ne l'imiterais pas dans son indifférence. Jaloux de votre possession, je vous enfermerais dans un paradis où rien ne vous manquerait, où tous vos désirs, à peine conçus, seraient réalisés. Je tâcherais d'en faire un Eden plein de fleurs, de soleil et de lumière. Vous n'en sortiriez qu'à mon bras, car je serais orgueilleux de votre beauté comme un roi de sa couronne. Une femme qui vous ressemble est le plus magnifique luxe
des princes de ce monde, qu'ils le soient devenus par la grâce de leur naissance ou par la puissance de l'or.
Source : Gallica

Portrait de Charles Mérouvel Charles Mérouvel Le mari de la Florentine : suite et fin de Les deux maîtresses (1882)

Dites que je suis une brute à figure d'homme, un malappris, une canaille, un brigand, mais un lâche, non ! vous n'avez donc jamais vu Méo, risquant sa peau, qui après tout vaut celle d'un duc, le sourire aux lèvres, en se jouant de dangers devant lesquels frémirait cet autre dont je vous arracherai le nom, luttant avec la mort comme avec une camarade, pour un peu d'argent, pour des applaudissements ou pour rien ! Je ne suis qu'un clown, un bouffon, un saltimbanque, mais il y a là – il frappa sur sa poitrine, – plus de courage que sous l'habit noir de vos amants et du sien.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature