Vente aux enchères

Définition et enjeux

Gabriel Frédéric Colmet Dâage Leçons de procédure civile. Edition 14… (1885)

Si les frais de la vente aux enchères doivent absorber le prix qu'elle produit à cause du peu d'importance de l'objet vendu, le droit des créanciers devient illusoire. N'est-il pas plus avantageux, pour les créanciers et pour le débiteur lui-même, de vendre à un prix inférieur, mais qui profitera aux créanciers et libérera d'autant le débiteur, que de vendre aux enchères à un prix plus élevé, mais qui sera absorbé par les frais, et, par conséquent, perdu pour le débiteur et pour les créanciers?
Source : Gallica

Gustave Boissonade Projet de code civil pour l'Empire du Japon… (1882-1888)

Si même on rattache l'action rédhibitoire à l'idée.
d'enrichissement indû plutôt qu'à celle de faute du vendeur, au moins lorsqu'il est de bonne foi, ce n'est pas une raison d'en affranchir les ventes, publiques en général, parce que le vendeur qui seulement soupçonnerait un vice dans sa chose, par exemple dans un cheval, ne manquerait pas de le vendre aux enchères, pour se soustraire à la restitution ou à la diminution du prix; et cette immunité de la vente aux enchères irait-elle jusqu'à couvrir la mauvaise foi, c'est-à-dire la connaissance certaine du vice ?
Source : Gallica

Gaston Cendrier Le Fonds de commerce. Traité général théorique et pratique avec formulaire… (1930)

Si le législateur a créé une surenchère dans les ventes de gré à gré, c'est qu'il a voulu garantir aux créanciers un moyen de porter le fonds de commerce à sa valeur. Au contraire, dans une vente aux enchères, ceux-ci n'ont point à craindre une fictivité du prix et, après la publicité qui précède toujours ces ventes, le prix était certainement exact.
Source : Gallica

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