Droit des créanciers

Définition et enjeux

Édouard Croisille De l'In integrum restitutio ob dolum"… (1882)

Si on reconnaissait au préciputaire un droit de créance, on dirait : s'il réclame un corps certain, il en est devenu propriétaire sous condition, en même temps que créancier conditionnel, et ce droit met un obstacle à toute atteinte du chef des créanciers, car si la condition se réalise, le bien sur lequel porte le préciput sera réputé avoir toujours été un propre. S'il a droit à une quantité, il en est créancier et doit venir en concours avec les autres créanciers, limitant leurs droits par le sien.
Source : Gallica

Portrait de Charles Lyon-Caen Charles Lyon-Caen Manuel de droit commercial, spécialement destiné aux étudiants des Facultés de droit… (1904)

La jurisprudence reconnaît avec raison le droit des créanciers personnels. Il y a des cas exceptionnels où les créanciers ont plus de droit que leur débiteur; on se trouve ici dans un cas de ce genre. En présence d'un texte aussi général que l'art. 56, alin. 3, de la loi de 1867, on ne peut, sans tomber dans l'arbitraire, refuser aux créanciers personnels des associés qui sont bien des intéressés le droit d'invoquer la nullité contre les créanciers de la société.
Source : Gallica

Alphonse Boistel Précis de droit commercial, cours professé à la Faculté de droit de Paris… (1884)

La première mesure que sollicite l'intérêt des créanciers et que la loi, vu son importance, rattache de plein droit au jugement déclaratif, c'est d'enlever au failli la disposition et l'administration de ses biens, afin qu'il ne puisse plus augmenter son passif ou diminuer son actif, ni avantager certains créanciers au détriment des autres.
Source : Gallica

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