Résumé

Hippolyte-Ferréol Rivière Revue doctrinale des variations et des progrès de la jurisprudence de la Cour de cassation en matière civile… (1862)

Le législateur n'a pas voulu faire de l'adoption un droit; il a voulu en faire une récompense, et, envisagé sous ce point de vue, il devait soumettre le père naturel aux mêmes conditions que les autres adoptants. L'adoption n'est, d'ailleurs, ni une donation, ni un testament : c'est un changement d'état; et s'il est vrai qu'une grande partie des effets de l'adoption soient acquis à l'enfant naturel par le seul fait de sa reconnaissance, il en est de plus précieux encore que l'adoption seule peut conférer.
Source : Gallica

Hippolyte-Ferréol Rivière Revue doctrinale des variations et des progrès de la jurisprudence de la Cour de cassation en matière civile… (1862)

La femme qui cautionne n'a pas un intérêt plus distinct que celui de toute autre caution. Le droit à l'indemnité contre son mari, débiteur principal, ne résulte pas du cautionnement, mais du paiement qu'elle fera. Il est vrai que, lorsqu'elle a cautionné, elle a, du jour de son obligation, un droit d'hypothèque sur les immeubles de son mari ; mais ce droit ne naît pas de la convention des parties; ce n'est ni le mari ni le créancier qui lui accordent cette hypothèque : c'est la loi elle-même.
Source : Gallica

Hippolyte-Ferréol Rivière Revue doctrinale des variations et des progrès de la jurisprudence de la Cour de cassation en matière civile… (1862)

Il est vrai que la surenchère substitue un acquéreur au premier. Mais lorsque l'acheteur est dépossédé en vertu du jugement d'adjudication par suite de surenchère, il n'y a pas une transmission semblable à celle qui aurait lieu si cet acheteur revendait l'immeuble. La surenchère n'a d'autre effet que d'annihiler le droit de l'acheteur. Lorsque celui-ci purge, et que par suite de la surenchère une réponse négative est faite à son offre, toute notification, toute pollicitation de sa part disparaissent, et il est réputé n'avoir jamais été propriétaire à l'égard des créanciers inscrits.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature