Hypothèque

Définition et enjeux

Ernest Guibourd,  De l'hypothèque légale de la femme mariée… (1857)

“ Si un créancier a une hypothèque spéciale portant sur l'immeuble, c'est que toutes les hypothèques conventionnelles sont spéciales. Si maintenant par un événement postérieur, un jugement, un mariage, une tutelle, il acquiert une hypothèque générale sur tous les biens de son débiteur, pourquoi serait-il tenu d'exercer son droit sur un immeuble
plutôt que sur un autre?
”
Source : Gallica

Auguste Valette,  Traité des privilèges et des hypothèques (1846)

“ L'hypothèque s'établit par les moyens légaux que nous étudierons plus tard, sur tels ou tels immeubles d'un propriétaire; c'est là un effet de droit, indépendant du fait de la possession proprement dite. Sans doute, la validité d'une hypothèque, comme celle d'une aliénation, consentie par une personne qui se dit propriétaire, dépend toujours, en définitive, du point de savoir si cette personne avait bien la qualité qu'elle s'est attribuée ; l'hypothèque ne viendra pas affecter une propriété imaginaire. ”
Source : Gallica

Eustache-Antoine Hua,  De la nécessité et des moyens de perfectionner la législation hypothécaire… (1812)

“ Mais quand je dis que j'hypothèque tous mes biens, n'est-ce pas dire suffisamment que je grève tels et tels objets qui font partie de ce tout ?
Est-ce parce que l'hypothèque a le caractère d'une quasi-possession, d'une main-mise sur l'immeuble ? Sans doute ; mais à la différence du gage mobilier qui passe dans la main du créancier pour le nantir, et qui ne se partage pas à plusieurs, le gage immobilier reste dans les mains du débiteur. Il est toujours sa propriété ; seulement il est grevé d'une charge ou de plusieurs charges
”
Source : Gallica

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