Émile Jobbé-Duval

Élements biographiques

Émile Jobbé-Duval Étude historique sur la revendication des meubles… (1880)

Si on ne perd pas de vue que notre action est nécessairement intentée contre un particulier, chez lequel l'animal volé a été découvert, on comprendra aisément pourquoi les obligations du défendeur sont particulièrement lourdes dans notre cas (1) . On se rappelle, en effet, que d'après le droit du treizième siècle, la charge de la preuve incombe à la victime du vol, si elle se porte directement partie contre l'autre plaideur et l'accuse personnellement d'avoir commis le délit; il n'en est pas de même au contraire, lorsque le propriétaire s'en tient à la demande de chose emblée.
Source : Gallica

Émile Jobbé-Duval Étude historique sur la revendication des meubles… (1880)

CAS OU LE MEUBLE N'A ÉTÉ NI VOLÉ NI PERDU PAR CAS FORTUIT.
Si un propriétaire a prêté un objet qui lui appartient ou l'a déposé chez un tiers, et que le possesseur à titre précaire l'ait aliéné, le préteur ou le déposant sera-t-il autorisé à intenter contre l'acquéreur une action en revendication ? La question paraît d'abord singulière; et à priori il semble absurde qu'une législation tout en reconnaissant la propriété mobilière, ne la protège pas d'une façon efficace et ne permette pas au titulaire du droit de la faire respecter par tous.
Source : Gallica

Émile Jobbé-Duval Étude historique sur la revendication des meubles… (1880)

Les effets de la garantie sont tout à fait différents de ce qu'ils sont aujourd'hui, d'après nos codes modernes. D'après notre droit civil contemporain, l'acheteur a la faculté ou bien de soutenir seul le procès, sauf à intenter, après l'éviction, une action en garantie contre son auteur, ou bien de mettre son garant en cause ; mais, dans ce dernier cas, le défendeur n'en reste pas moins lié à l'instance et, en cas d'insolvabilité du vendeur, il sera exposé à payer des dommages-intérêts.
Source : Gallica

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