Charles-Évariste Prudhomme Proposition transitoire sur l'organisation du travail… (1848)

Pour résumer la marche de cette fortune ascentionnelle, toutes les industries viendront s'y absorber; toutes les grandes créations en découleront : chemins de fer, monuments, vastes établissements pour l'instruction publique, théâtres, hôtels pour recueillir les invalides et les retraités du travail, etc., etc., enfin, il est facile de prévoir comme prochaine une communauté immense de bien-être, de fortune, de bonheur et de liberté pour tout le monde.
Source : Gallica

Charles-Évariste Prudhomme Proposition transitoire sur l'organisation du travail… (1848)

On n'objectera pas sérieusement que la société en général ne gagnera rien à cette grande prospérité ; qu'on ne fera que tomber de l'anarchie des transactions actuelles dans un monopole d'autant plus à craindre qu'il serait maître absolu de la position; car, si les sociétés de bienfaisance, enflées de leur prospérité, n'apportaient pas une amélioration sensible au régime actuel, l'Etat leur dirait: Ou suivez la ligne que je vous trace, ou je vous retire les 150 millions que je vous donne annuellement , et je soulève contre vous la concurrence du monde en faisant disparaître toutes les douanes.
Source : Gallica

Charles-Évariste Prudhomme Proposition transitoire sur l'organisation du travail… (1848)

Un autre exemple : notre liberté industrielle est tellement anarchique, tellement contraire aux intérêts les plus évidents de la société, que, pour lui mettre un frein, dans ce moment le Gouvernement, dont la marche est si admirable, est forcé, par suite des intérêts des travailleurs compromis par cette liberté déréglée, de décréter que l'homme libre aura seul le droit de travailler, que le criminel, que la société châtie, SERA NOURRI DANS L'OISIVETÉ par le travail de la société, par celui des travailleurs pour leur quote-part.
Source : Gallica

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