Résumé

Auguste Valette De l'effet ordinaire de l'inscription en matière de privilèges sur les immeubles… (1843)

Dans le cas de vente comme dans le cas de partage, une seule et même opération fait naître les privilèges en même temps qu'elle transfère et détermine d'autres droits. Quand il s'agit de vente, on peut même dire que le privilége est une réserve faite par le vendeur, qui, en aliénant sa propriété, a soin de retenir un certain droit réel pour la garantie de sa créance contre l'acheteur. Ces seules observations font tout de suite apercevoir quelle est la voie la plus naturelle et la plus simple de rendre publics les priviléges du vendeur et du copartageant.
Source : Gallica

Auguste Valette De l'effet ordinaire de l'inscription en matière de privilèges sur les immeubles… (1843)

Certes, si la simple mention du droit d'hypothèque ou de privilège est jugée suffisante, si l'on peut se passer de la copie littérale de l'acte constitutif de ces sortes de droits réels, il en peut être de même quant à la propriété ou aux démembrements quelconques du droit de propriété. Tout ce qui, dans l'acte translatif des droits immobiliers, n'est que de style ou de développements inutiles, ou qui enfin se rapporte à d'autres natures de stipulations, sera omis dans l'inscription, laquelle ne contiendra que les documents dont les tiers ont besoin.
Source : Gallica

Auguste Valette De l'effet ordinaire de l'inscription en matière de privilèges sur les immeubles… (1843)

Mais si jamais l'existence d'un droit réel est révélé par la lecture des titres de propriété, c'est incontestablement l'existence du privilège du vendeur ; car l'acte de vente qui constate l'acquisition de l'acheteur, constate qu'il est débiteur du prix d'àchat, et les personnes qui traitent avec lui ne doivent pas se croire en sûreté tant que la quittance de ce prix ne leur est pas représentée.
Source : Gallica

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