Privilège du vendeur

Définition et enjeux

Portrait de Henri Capitant Henri Capitant,  Cours élémentaire de droit civil français… (1930-1931)

“ Le privilège du vendeur se justifie par cette idée que le vendeur a placé l'objet dans le patrimoine du débiteur. « Sans la vente, disait le tribun Grenier au Tribunat, la chose vendue ne serait pas devenue le gage des autres créanciers. Ceux-ci doivent donc tout d'abord accomplir l'obligation qui pesait sur leur débiteur. » Il serait injuste de leur permettre de se faire payer sur le prix de la chose en concurrence avec le vendeur. Nous étudierons successivement : 1° Les ventes donnant lieu au privilège ; 2° Les causes d'extinction du privilège. ”
Source : Gallica

Maxime Petit,  Dictionnaire usuel de droit (1904)

“ Privilège du vendeur. — Aux termes de l'article 2102, 4°, du Code civil, un privilège est accordé au vendeur sur le prix des effets mobiliers non payés, s'ils sont encore en la possession du débiteur, qu'il ait acheté à terme ou sans terme. Si la vente a été faite sans terme, le vendeur peut même revendiquer ces effets tant qu'ils sont en la possession de l'acheteur et en empêcher la revente, pourvu que la revendication soit faite dans la huitaine de la livraison, et que les effets se trouvent dans l'état où ils étaient lors de la livraison. ”
Source : Gallica

Alphonse Boistel,  Précis de droit commercial, cours professé à la Faculté de droit de Paris… (1884)

“ Il faut reconnaître que le privilège du vendeur passera ici, comme en droit civil pour les immeubles, après tous les créanciers privilégiés de son chef; car du moment que le droit de suite existe, tous les privilèges subsistent après la vente; et le vendeur ne peut prétendre à primer ceux dont il devait avant la vente subir la préférence. ”
Source : Gallica

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