Henri Capitant,
Cours élémentaire de droit civil français…
(1930-1931)
“ Le privilège du vendeur se justifie par cette idée que le vendeur a placé l'objet dans le patrimoine du débiteur. « Sans la vente, disait le tribun Grenier au Tribunat, la chose vendue ne serait pas devenue le gage des autres créanciers. Ceux-ci doivent donc tout d'abord accomplir l'obligation qui pesait sur leur débiteur. » Il serait injuste de leur permettre de se faire payer sur le prix de la chose en concurrence avec le vendeur. Nous étudierons successivement : 1° Les ventes donnant lieu au privilège ; 2° Les causes d'extinction du privilège. ”
