Résumé

Nikolai Egorovitch Tornau Le Droit musulman, exposé d'après les sources par M. Nicolas de Tornauw… (1860)

Le nantissement du droit musulman n'est pas non plus, comme dans les systèmes du droit occidental, un moyen de sûreté du payement de la dette, mais il ne doit être simplement qu'une preuve de l'existence de celle-ci. La remise du gage au créancier ne libère dès lors aucunement le débiteur de son obligation de payer sa dette, car la dette ne s'attache pas exclusivement au gage; elle charge bien plutôt la conscience du débiteur, s'il ne paye pas, jusqu'à sa mort.
Source : Gallica

Nikolai Egorovitch Tornau Le Droit musulman, exposé d'après les sources par M. Nicolas de Tornauw… (1860)

Certains jurisconsultes de la secte schiite admettent, contrairement à cette règle, la validité du mariage sans stipulation d'un mehr.
Le don matutinal correspond exactement à un prix d'achat, et comme celui-ci, il est régi par les mêmes règles en ce qui concerne son caractère obligatoire et rédhibitoire. En général, on admet dans le mariage, comme dans la vente, l'idée d'une aliénation. Dans la vente, c'est la chose vendue qui est l'objet de l'aliénation; dans le mariage, c'est le génitale arvum mulieris, le champ génital de la femme, qui forme l'objet du contrat.
Source : Gallica

Nikolai Egorovitch Tornau Le Droit musulman, exposé d'après les sources par M. Nicolas de Tornauw… (1860)

Il est sévèrement prohibé, dans la vente des marchandises, d'employer la moindre ruse ou tromperie pour exagérer aux yeux de l'acheteur la valeur réelle. La dissimulation de pareils moyens employés au préjudice de l'acheteur , de même que tout dol et tout manque de conscience, donnent à l'acheteur le droit de rompre le contrat, et celui qui a employé la ruse ou la tromperie, est responsable de tout dommage.
Source : Gallica

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