Résumé

William Belime Philosophie du droit, ou Cours d'introduction à la science du droit (1844-1848)

Mais qu'est-ce qu'une convention feinte? Une chose feinte est une chose qui n'existe pas. C'est donc invoquer ce qui n'existe pas, pour justifier ce qui existe. Le principe de toutes ces fictions venait d'une supposition fausse, à savoir que l'homme ne peut se trouver obligé que par un acte de sa volonté, principe qui, sur un champ plus vaste, produisit la théorie du contrat social. Mais, dans la vérité, l'homme est sous le joug de mille obligations qui ne résultent pas de sa volonté, et contre lesquelles sa volonté est même en lutte.
Source : Gallica

William Belime Philosophie du droit, ou Cours d'introduction à la science du droit (1844-1848)

Mais si L'homme a besoin de pain sur cette terre, n'a-t-il donc besoin que de cela? En manque-t-il absolument dans notre organisation sociale? Et s'il en manque quelquefois, est-ce à la famille et à la propriété qu'en est la faute? Ou n'est-ce pas plutôt à l'homme lui-même, à son imprévoyance, à ses vices, à l'excès peut-être de l'industrialisme et de la civilisation? Serait-on plus heureux dans le pêle-mêle d'un phalanstère, s'il n'y avait plus ni propriété ni mariage?
Source : Gallica

William Belime Philosophie du droit, ou Cours d'introduction à la science du droit (1844-1848)

Comme les sommes d'argent sont en abondance sur le marché, il n'y a pas impossibilité d'en déterminer le prix de louage, qui représente la difficulté de se les procurer, et l'avantage dont se prive celui qui s'en dessaisit.
De plus, une différence immense qu'on ne veut pas voir, c'est que celui qui achète ou qui loue a généralement sa liberté pour contracter, liberté qui n'existe pas au même degré pour l'emprunteur. Le contrat d'emprunt sent la misère; le capitaliste fait la loi: aussi y a-t-il beaucoup plus de ruines causées par des emprunts que par des achats à perte.
Source : Gallica

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