Résumé

Octave Larcher Cours de législation, rédigé conformément au programme de l'enseignement secondaire spécial… (1890)

A l'égard du véritable propriétaire lui-même, il jouira de ce grand avantage qu'il devra être maintenu en possession tant que ce dernier n'aura pas établi en justice son droit de propriété. De telle sorte que le possesseur pourrait triompher à l'encontre du propriétaire plutôt par l'insuffisance des moyens de son adversaire, que par l'évidence de son propre droit.
On comprend, en effet, que la volonté de l'homme, qui se manifeste par une prise de possession matérielle de la chose, doit être respectée, tant qu'il n'est pas prouvé qu'elle viole des droits acquis.
Source : Gallica

Octave Larcher Cours de législation, rédigé conformément au programme de l'enseignement secondaire spécial… (1890)

« Toute société, dit l'article 16 de la Déclaration des droits, dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution. »
La séparation des pouvoirs n'est complète, suivant Montesquieu, que si la puissance de juger est séparée de la puissance législative et de l'executive.
« Si elle était jointe à la puissance législative, dit-il, le pouvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire, car le juge serait législateur. Si elle était jointe à la puissance exécutive, le juge pourrait avoir la force d'un oppresseur. »
Source : Gallica

Octave Larcher Cours de législation, rédigé conformément au programme de l'enseignement secondaire spécial… (1890)

Toutefois, et par exception, il y a des contrats qui ne sont parfaits et obligatoires que si le consentement des parties s'est manifesté par devant notaire dans certaines formes particulières. Ce sont les contrats de donation, d'hypothèque et de mariage. On les oppose sous le nom de contrats solennels aux contrats ordinaires ou consensuels.
Ni l'erreur sur le fait qui détermine à contracter, ni même, en principe, l'erreur sur la personne avec laquelle on contracte, ne sont exclusives du consentement.
L'erreur sur les qualités n'est pas une cause de nullité.
Source : Gallica

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