M.-Eugène-P. de Mazincourt

Résumé

M.-Eugène-P. de Mazincourt Gog. Magog, ou le Bon conseiller en affaires… (1857)

Créancier, sois sévère, mais n'insulte jamais ton débiteur; quand tu l'insultes, tu intervertis les rôles, tu donnes des droits contre toi, et tu perds les tiens.
Si tu es créancier, dis du bien de ton débiteur; relève sa réputation, relève son crédit; fais comme si tu étais disposé à lui prêter encore; mais sois exact et sévère le jour de l'échéance.
Marchand, modère tes bénéfices. Acheteur, modère tes désirs quand tu prends à crédit.
Si tu es obligé de faire citer ton débiteur pour des sommes au-dessous de 200 fr., contente-toi, le plus souvent, de prendre jugement et inscription.
Source : Gallica

M.-Eugène-P. de Mazincourt Gog. Magog, ou le Bon conseiller en affaires… (1857)

Un des premiers devoirs imposés par le mariage aux époux, c'est d'observer l'un envers l'autre la plus stricte fidélité. Le vice contraire est puni même de l'emprisonnement par nos lois répressives ; il est flétri par la conscience, réprouvé par la morale, maudit de Dieu.
C'est ce vice qui ruine le plus sûrement les familles et qui rend les ménages malheureux. Les honnêtes gens ne sauraient en avoir trop d'horreur, et l'homme seulement prudent doit le fuir plus que la peste.
Source : Gallica

M.-Eugène-P. de Mazincourt Gog. Magog, ou le Bon conseiller en affaires… (1857)

Quelque indissoluble que soit le mariage, la loi n'oblige pourtant pas les époux à une cohabitation perpétuelle malgré et contre tout. Il n'eût été ni juste, ni prudent, ni sage d'attacher irrévocablement l'existence d'une personne douce et vertueuse à celle d'un individu brutal et dépravé; c'est pour adoucir les peines du conjoint ainsi mal associé que la séparation de corps a été introduite dans notre législation : toutefois cette action ne dissout pas le mariage; elle permet seulement aux époux de vivre séparément.
Source : Gallica

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