Résumé

Sassere Dictionnaire de jurisprudence usuelle… (1844)

Le législateur aurait en vain prescrit des conditions et des formalités pour la célébration du mariage, si personne n'avait le droit d'empêcher qu'elles ne soient éludées ou enfreintes; il vaut mieux en effet prévenir le mal qu'avoir à le réparer, de là le droit déformer opposition au mariage. Toutefois la loi a limité ce droit à certaines personnes et à certains cas; elle l'a donné à l'époux de l'une des deux parties contractantes, au père, et, à défaut du père, à la mère, et, à défaut des père et mère, aux aïeuls et aïeules, encore que les enfants aient vingt-un ans accomplis.
Source : Gallica

Sassere Dictionnaire de jurisprudence usuelle… (1844)

L'obligation peut être définie un lien de droit, qui impose à une ou plusieurs personnes la nécessité de donner, de faire ou de ne pas faire quelque chose ; elle est légale ou conventionnelle : légale lorsqu'elle résulte de la loi, telle est celle des ascendants et des descendants de se fournir mutuellement des aliments; conventionnelle lorsqu'elle dérive d'un contrat. On nomme en général, débiteur celui qui a contracté l'obligation, et créancier celui au profit duquel elle a été souscrite.
Source : Gallica

Sassere Dictionnaire de jurisprudence usuelle… (1844)

Dans l'intérêt de la société conjugale, l'un des époux doit être subordonné à l'autre, et ce rôle d'infériorité la nature elle-même l'a infligé à la femme. De ces devoirs respectifs de protection et d'obéissance, il suit que la femme n'a pas d'autre domicile que celui de son mari, qu'elle est obligée d'habiter avec lui et de le suivre partout où il juge à propos de résider ; en cas de refus de sa part, le mari a le droit de lui faire réintégrer le domicile conjugal, en lui refusant des aliments ou en faisant saisir ses revenus.
Source : Gallica

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