Droit de pêche

Définition et enjeux

Paul Lucas-Championnière De la Propriété des eaux courantes… (1846)

Relativement à la banalité de pêche, l'interdiction immémoriale, frappée par l'autorité du ban justicier, est enfin levée ; ce n'est point, comme en matière de fief, une propriété nouvelle ou un élément nouveau de propriété, que le possesseur doit à la loi abolitive; il ne tient d'elle que la liberté dans l'exercice d'un droit qui n'a jamais cessé de lui appartenir; l'abolition du droit de pêche banale a dû produire le même effet que celui de chasse justicière à l'égard des possessions du justiciable, la cessation d'une défense et rien de plus.
Source : Gallica

Achille Morin Répertoire général et raisonné du droit criminel… (1850-1851)

Nul ne doit se livrer à la pêche sur les fleuves et rivières navigables ou flottables, canaux, ruisseaux ou cours d'eau quelconques, sans la permission de celui à qui le droit de pêche appartient, sous peine d'une amende de 20 à 100 fr., indépendamment des dommages-intérêts, de la restitution du prix du poisson pêché en délit, et de la confiscation des filets ou engins de pêche (L.
15 avr. 1829, 5) . Mais la loi tolère la pêche à la ligne flottante, ce qui s'entend de celle dont l'appât ne reste pas immobile au fond de l'eau (Paris, 21 mai 1851 ; J. crart. 4992) .
Source : Gallica

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