Eugène Mouton,
Les vertus et les grâces des bêtes…
(1895)
“ Vient à son tour l'homme, qui mange l'animal et le végétal. Et c'est ainsi que le cours de la vie fait passer tour à tour la matière par le minéral, le végétal, l'animal, pour la ramener au minéral, et recommencer éternellement de même. Le soleil est couché; ses lueurs orangées s'éteignent lentement dans une brume violette; le crépuscule étend sur la terre ses reflets équivoques; les corps s'effacent et semblent des fantômes; la matière devient invisible, et dans les profondeurs de la nuit on entend respirer la nature et frissonner l'âme des choses. ”

