Eugène Mouton,
Chimère
(1887)
“ Non ! toutes les fureurs de la mer et tous les tonnerres du ciel réunis ensemble ne valent pas , pour bouleverser le cœur de l' homme , une femme ! Ces larmes , ces larmes d' une fille perdue , je les sentais tomber une à une sur mon cœur et s' y enfoncer plus brûlantes que du plomb fondu ; une pitié inexprimable , un remords affreux , la honte , le désespoir , et par-dessus tout , une terreur d' enfant , s' emparèrent de moi ; je me mis à me débattre , cherchant , mais en vain , à me délivrer des baisers furieux dont Lydie me dévorait . ”
