Maurice Bigeon , Revue des Deux Mondes
“ Le psychologue ne s’irrite pas. Arne Garborg n’a jamais connu la colère ; il n’a jamais eu, dans aucune page de ses livres, un cri de révolte ou de fureur contre toutes les ignominies qu’il découvre, qu’il décrit, qu’il analyse avec une impitoyable âpreté. De parti pris, avec une résolution inébranlable, il contient, il fait taire les élans de son cœur. Il raille... Hélas ! sa raillerie s’évanouit dans un sanglot. Son cerveau est las et son cœur est meurtri ; sa raison est en déroute comme l’est aussi l’amour qui l’avait un moment enflammé pour l’humanité triste. ”
