Emma Bovary

Définition et enjeux

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier La chère Emma Bovary (1942)

M. Homais, Binet, Léon Dupuis, les voyageurs en drap de Rouen qui buvaient le cidre ou le calvados en faisant une partie chez Mme Lefrançois, les ont vus, ainsi qu'Emma Bovary lorsqu'elle allait, tous les jeudis, à ses rendez-vous d'amour et qu'elle attendait la diligence au Lion d'Or, « dont Art émise, en bâillant, venait lui ouvrir la porte ».
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier La chère Emma Bovary (1942)

Un bourdon qui n'est pas encore rentré s'attarde sur les lys, et, dans le silence campagnard, le bruit têtu qu'il fait paraît emplir le crépuscule.
Nous nous taisons. Nous avions peur, ce matin, de ce que nous trouverions ici. Nous pensions que Ry pourrait nous décevoir, mettre entre le livre et nous des images étrangères, tuer ce qui était établi dans notre imagination et dans notre cœur.
C'est le contraire ! Cette visite nous manquait et nous ne verrons jamais plus Emma Bovary et les autres personnages du roman que dans ce village qu'il va falloir quitter.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Madame Bovary

Et Emma fut prise d'un vague effroi, devant cette timidité, plus dangereuse pour elle que la hardiesse de Rodolphe quand il s'avançait les bras ouverts. Jamais aucun homme ne lui avait paru si beau. Une exquise candeur s'échappait de son maintien. Il baissait ses longs cils fins qui se recourbaient. Sa joue à l'épiderme suave rougissait — pensait-elle: — du désir de sa personne, et Emma sentait une invincible envie d'y porter ses lèvres. Alors, se penchant vers la pendule comme pour regarder l'heure:
— Qu'il est tard, mon Dieu! dit-elle; que nous bavardons!
Source : Gutenberg

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