Léo Larguier

Léo Larguier

Résumé

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier La chère Emma Bovary (1942)

Un bourdon qui n'est pas encore rentré s'attarde sur les lys, et, dans le silence campagnard, le bruit têtu qu'il fait paraît emplir le crépuscule.
Nous nous taisons. Nous avions peur, ce matin, de ce que nous trouverions ici. Nous pensions que Ry pourrait nous décevoir, mettre entre le livre et nous des images étrangères, tuer ce qui était établi dans notre imagination et dans notre cœur.
C'est le contraire ! Cette visite nous manquait et nous ne verrons jamais plus Emma Bovary et les autres personnages du roman que dans ce village qu'il va falloir quitter.
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier La chère Emma Bovary (1942)

Pauvre Emma, qui devait mourir si jeune, si jolie, si voluptueuse, si romanes-
que, parce qu'elle n'avait pu trouver trois mille francs à emprunter !
Tout le monde l'a roulée ! L'Heureux lui a fait signer ce qu'il a voulu, et pour ses deux amants, pour Rodolphe et Léon, ces deux bourgeois sans élégance, elle n'a été qu'une maîtresse qui ne coûte rien.
Son histoire est si courte, si peu compliquée ! Une jeune femme qui s'ennuie, qui trompe son mari, un brave garçon des plus médiocres, fait de misérables dettes qu'elle ne peut payer et s'empoisonne.
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier La chère Emma Bovary (1942)

« Emma avait pleuré, s'était emportée, elle avait même accusé Charles de ce malheur... »
La salle où pérorait M. Homais était vide et sombre ; Binet, le percepteur, avait achevé seul son dîner, puis, sans un mot, à son accoutumée, il était sorti, soulevant sa casquette, ce qui avait fait dire au pharmacien : « pas d'imagination, pas de saillie, rien de ce qui constitue l'homme de société... »
Source : Gallica

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