Léo Larguier,
Sabine
(1926)
“ Il y a eu un petit drame, ce soir, après le dîner. Manette, qui vient d'avoir sept ans, comprend vaguement beaucoup de choses. Elle sent l'hostilité qui m'environne, l'espèce de complot taciturne qu'ils font autour de moi. Au moment où la bonne apportait le gigot froid et la salade, de sa petite voix grave qui te plaisait, elle a lâché d'un trait, en regardant la lampe, ne s'adressant à personne, mais tout son visage rond gonflé de colère : « D'abord, c'est ma maman la plus jolie ! » ”
