Léo Larguier

Léo Larguier

Sabine (1926)

Résumé

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier Sabine (1926)

Il y a eu un petit drame, ce soir, après le dîner.
Manette, qui vient d'avoir sept ans, comprend vaguement beaucoup de choses. Elle sent l'hostilité qui m'environne, l'espèce de complot taciturne qu'ils font autour de moi.
Au moment où la bonne apportait le gigot froid et la salade, de sa petite voix grave qui te plaisait, elle a lâché d'un trait, en regardant la lampe, ne s'adressant à personne, mais tout son visage rond gonflé de colère :
« D'abord, c'est ma maman la plus jolie ! »
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier Sabine (1926)

La vie de Tourville se compose comme un roman de cape et d'épée et, dans un roman de cape et d'épée, il y a toujours une histoire d'amour un peu exceptionnelle. Des pages vivantes et ardemment colorées de M. Claude Farrère, se dégage la silhouette d'un Tourville jeune, fantasque, étourdi, prodigue de sa vie et de son cœur, plus facilement troublé de la beauté des femmes que du péril et de la gloire, charmant aussi d'innocence, d'abandon, d'ingénuité.
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier Sabine (1944)

Cette petite bourgeoise, qui vivait une sorte de martyre, en province, ressemblait si peu aux femmes qui m'avaient aimé et berné que je l'aurais épousée sur-le-champ, si cela eût été possible.
Il bruinait doucement le matin où elle dut partir.
Je vis, jusqu'au contour de la route, le mouchoir que son enfant agitait à la portière de la diligence, et lorsqu'il n'y eut plus
rien, à l'horizon, sous les arbres, je compris que je ne pouvais plus rester dans ce village.
Source : Gallica

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