Reynaldo Hahn,
L'oreille au guet
(1937)
“ Car, outre que le café-concert offre un terrain propice à l'éclosion de mélodies fraîches et vives dont s'enrichit la flore musicale française, il procure à qui aime vraiment le chant, bien des sujets d'agrément et d'observation. En effet, les bons artistes de café-concert sont dans la vérité technique et esthétique du chant, c'est-à-dire qu'ils se servent du timbre de la voix pour faire entendre des paroles, au lieu de prendre les mots comme prétextes à des exhibitions de sons, ainsi que le font presque tous les chanteurs de grands théâtres. ”
