Maurice Bonneff, Didier homme du Peuple
“ Les bras de l’enfant se raidissent, les jambes deviennent indolores, les pensées s’effacent de son cerveau : il marche, la roue a creusé un sillon dans la boue d’argile et sur cette piste la brouette s’engage, c’est elle qui dirige l’enfant. Au départ, c’est le poids contre lequel il faut lutter, mais toutes forces déployées, on le vainc. Et on marche vite. La nuit descend, elle surprend les hommes au labeur. Il semble à Didier qu’il est retiré du monde, qu’il vit dans une cité avec des gens qui ne sont pas des humains. ”
