Résumé

Léon de Seilhac La grève de Carmaux et la verrerie d'Albi… (1897)

Assurément, si une grève devait éclater quelque part, ce n'était pas à la verrerie de Carmaux.
Si les ouvriers d'une usine avaient le droit de s'élever en face de leurs patrons et de leur causer volontairement des préjudices graves, ce n'étaient pas les verriers de Carmaux.
Les sacrifices que s'imposait la Société et qu'on aurait cru de nature à provoquer chez les ouvriers la confiance et le zèle au travail, ils les ont reconnus en retournant contre la Société elle-même les armes qu'elle leur donnait.
Source : Gallica

Léon de Seilhac La grève de Carmaux et la verrerie d'Albi… (1897)

Or, à cette heure et tant que le régime capitaliste n'est pas aboli jusque dans son principe même, il n'y a pas d'idée plus grande que celle de constituer une usine ouvrière dont les actionnaires seront tous les groupements ouvriers du pays. L'assemblée générale des actionnaires de la Verrerie ouvrière sera en même temps l'assemblée générale du prolétariat, et comme ces actionnaires d'un nouveau genre emploieront les dividendes à une oeuvre d'intérêt général, le principe de la propriété commune des travailleurs et de la solidarité ouvrière sera affirmé avec éclat.
Source : Gallica

Léon de Seilhac La grève de Carmaux et la verrerie d'Albi… (1897)

Comme on le voit, rien de plus normal, rien de moins préjudiciable au travail de l'usine, qu'une absence, justifiée ou non, d'un ouvrier. En admettant même qu'une absence injustifiée doive être punie, il n'était nul besoin de recourir à une punition aussi exorbitante et peu en rapport avec la faute commise, surtout si l'on considère que ce renvoi allait fatalement amener une grève, c'est-à-dire une catastrophe dont patron et ouvriers ressentiraient pendant longtemps les conséquences douloureuses.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature