Saint-Étienne

Définition et enjeux

Émile Montégut Revue des Deux Mondes

De grandes voies bien éclairées et cependant tristes, bruyamment animées et cependant mornes, des faubourgs spacieux, mais d’où toute joie est exilée, de hautes maisons bien bâties de physionomie grise, des églises sans architecture, des monumens sans goût et sans beauté, voilà Saint-Étienne. Répandez sur le tout un léger badigeon de fumée et semez le sol des grandes voies d’entrée d’un épais tapis de poussière de charbon, et vous aurez le tableau au complet. Si fort est ce caractère de virile vulgarité, qu’il a résisté et qu’il résiste à toutes les tentatives modernes d’embellissement.
Source : Wikisource

Louis Huet Histoire de la paroisse Saint-Etienne de Caen… (1892)

L'EGLISE SAINT-ETIENNE
Le respect et la majesté sont les deux sentiments qui s'imposent à l'âme de celui qui visite Saint-Etienne.
En pénétrant sous les voûtes que le soleil éclaire à peine de ses rayons ; en parcourant du regard ses murs dépourvus de tout ornement « on éprouve cette muette admiration, ce saisissement secret et solennel qui s'emparent de toutes les facultés de l'âme en présence d'une oeuvre inspirée. L'architecte, dédaignant l'ornement, n'a visé qu'à la grandeur, et il a fait une oeuvre sublime dans sa nudité. »
Source : Gallica

Citadelle de Besançon. Souvenirs historiques de l'église de Saint-Étienne (1856)

Parmi les nombreux souvenirs qui se rattachent à la citadelle, le plus glorieux pour notre Eglise, le plus cher aux âmes chrétiennes, c'est le souvenir du culte que nos pères ont rendu, pendant quatorze siècles, à saint Etienne, premier martyr.
Saint Etienne était le premier des sept diacres de Jérusalem qui furent établis par les apôtres, quelque temps après l'Ascension de Jésus-Christ. La ferveur de sa prédication lui attira la haine des ennemis de la foi.
Source : Gallica

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