Erckmann-Chatrian

Résumé

Erckmann-Chatrian,  Contes et romans populaires (1862)

“ Blitz raclait, raclait toujours son invocation à tour de bras ; la ride qui contournait sa joue gauche se creusait de plus en plus, la sueur perlait sur ses tempes.
Le maître de poste remplit de nouveau nos verres, et me dit d'un accent sourd, impérieux :
« A votre santé !
— A la vôtre, monsieur Mutz ! » répondis-je en tremblant.
Tout à coup, l'enfant dans son berceau se prit à vagir, et Blitz, par une ironie diabolique, l'accompagna de notes aigres en criant :
« C'est l'hymne de la vie... hé! hé! hé! Bien des fois le petit Nickel le chantera jusqu'à ce qu'il soit chauve... hé! hé! hé! »
”
Source : Gallica

Erckmann-Chatrian,  Contes et romans populaires

“ Mais comme il s’exclamait de la sorte, la voix rude de l’hôte l’interrompit :
« Hé ! là-haut, vous tairez-vous, à la fin ? Êtes-vous malade, ou le feu est-il à la maison ? »
Et des pas lourds firent crier l’escalier de bois, une vive lumière éclaira les fentes de la porte, qui s’ouvrit d’un coup d’épaule, laissant apparaître l’aubergiste.
« Ah ! herr wirth, cria Hâfitz, herr wirth, que se passe-t-il donc ici ? D’abord une musique céleste m’éveille et me ravit dans les sphères invisibles, puis voilà que tout s’évanouit comme un rêve. »
”
Source : Wikisource

Erckmann-Chatrian,  Contes et romans populaires (1862)

“ Quoique le jour fût à son déclin, une chaleur accablante pesait sur la ville silencieuse ; pas une porte ouverte n'aspirait la première fraîcheur de la nuit; pas une figure n'apparaissait au loin sur le pavé ; pas un mouvement, pas un bruit ne trahissait la vie dans le vaste quartier du Jardin-des-Plantes.
Ayant hâté le pas, je me trouvai bientôt à la porte du clos, où j'appuyai la main; elle s'ouvrit sans bruit, et j'allais m'avancer dans l'herbe, quand Hans Weinland, plus pâle que la mort, bondit à ma rencontre en me criant :
« Sauve-toi, Christian! sauve-toi!... »
”
Source : Gallica

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