Kobus

Définition et enjeux

Erckmann-Chatrian,  Contes et romans populaires

“ S’approchant aussitôt du clavecin, il l’ouvrit et passa les doigts sur ses touches jaunes : un son grêle s’échappa du petit meuble, et le bon Kobus, en moins d’une seconde, revit les trente années qui venaient de s’écouler. Il se rappela madame Kobus, sa mère, une femme jeune encore, à la figure longue et pâle, jouant du clavecin ; M. Kobus, le juge de paix, assis auprès d’elle, son tricorne au bâton de la chaise, écoutant, et lui, Fritz, tout petit, assis à terre avec le cheval de carton, criant : « Hue ! Hue ! » pendant que le bonhomme levait le doigt et faisait : « Chut ! » ”
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Erckmann-Chatrian,  Contes et romans populaires (1864)

“ « Oui, s’écriait Schoultz, indigné de n’avoir pas été prévenu par Kobus, maintenant nous ne verrons plus le gros Fritz ; il va vivre dans sa coquille, et tâcher de retirer ses cornes à l’intérieur. Voilà comme l’âge alourdit les hommes ! quand ils sont devenus faibles, une simple fille des champs les dompte et les conduit avec une faveur rose. Il n’y a que les vieux militaires qui résistent ! C’est ainsi que nous verrons le bon Kobus, et nous pouvons bien lui dire : « Adieu, adieu, repose en paix ! » ”
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Erckmann-Chatrian,  L’Ami Fritz (1864)

“ Et, songeant à ces choses, Kobus avançait toujours rêveur et grave.
Au premier tournant, et comme il allait entrer dans la seconde cave, sa vraie cave, la cave des bouteilles, il s’arrêta pour moucher la chandelle, ce qu’il fit avec les doigts, ayant oublié les mouchettes ; et, après avoir posé le pied sur le lumignon, il s’avança le dos courbé, sous une petite voûte taillée dans le roc, et, tout au bout de ce boyau, il ouvrit une seconde porte, fermée d’un énorme cadenas ; l’ayant poussée, il se redressa tout joyeux, en s’écriant :
« Ah ! ah ! nous y sommes ! »
”
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