Erckmann-Chatrian, L’Ami Fritz (1864)
“ Kobus se forgeait mille idées ; il croyait voir Christel et Orchel refuser... le vieux rebbe supplier... Que sais-je ? Ces pensées se pressaient tellement, qu’il en perdait la tête. Enfin, David reparut au coin de l’étable ; il n’agitait rien, et Fritz, le regardant, sentit ses genoux trembler. Le vieux rebbe, au bout d’un instant, fourra la main dans la poche de sa longue capote jusqu’au coude ; il en tira son mouchoir, se moucha comme si de rien n’était, et, finalement, levant le mouchoir, il l’agita. Aussitôt Kobus partit, ses jambes galopaient toutes seules : c’était un véritable cerf. ”
