Maurice Leblanc,
La Robe d’écailles roses
(1912)
“ Parfois Guillaume et Gilberte, d’un regard, se montraient un coin de paysage, ou la forme d’un arbre, ou l’éclat d’un rayon de soleil, chacun d’eux voulant que l’autre admirât ce qu’il admirait, et se réjouît de ce qui le réjouissait. On s’assit sur la berge d’une mare dont l’eau dormait dans un cercle de vieux pins, qui joignaient leurs bras autour d’elle comme pour danser une ronde immobile. C’était une de ces demeures du silence, qui s’ouvrent au cœur des antiques forêts. Ceux que le hasard y mène et qui comprennent le sens des choses, s’y taisent. ”

