Résumé

Henry Rabusson Frissons dangereux (2e édition… (1908)

Et puis, croyez-moi, c'est un mauvais moyen de se guérir d'une passion que d'en vilipender l'objet : on aime comme on peut, et non pas comme on veut.
— Soit ! Mais alors, mademoiselle Roseline aimant Marc, ni elle ni moi nous n'y pouvons rien.
— Elle ne l'aime peut-être pas encore : elle le prétère, simplement, jusqu'au jour où, mieux informée, elle le fuira... Elle le préfère, quant à présent, parce qu'il la flatte et l'amuse, avec
sa double auréole de mari déserteur et de galant
expérimenté.
Source : Gallica

Henry Rabusson Frissons dangereux (2e édition… (1908)

« Bon! pensa madame d'Estérac, ce n'est pas le cas, ce soir! »
— Du reste, je vais avoir fini, reprit Roseline. Mais peut-être ferai-je un tour de parc avant de remonter.
« Nous y voilà ! se dit madame d'Estérac. C'est le moment de la petite poussée qui, surprenant la jeune personne dans un équilibre instable, suffira peut-être à la faire trébucher! »
Puis, tout haut :
— En effet, la nuit est à souhait pour une rêverie à promener sous les arbres et sous les étoiles... Ce n'est pas trop de toute ma lassitude,
dernier vestige d'une migraine avortée, pour me retenir...
Source : Gallica

Henry Rabusson Frissons dangereux (2e édition… (1908)

La jeune fille s'abandonnait à l'enchantement de ce train de vie, assez imprévu. Elle appréciait infiniment la douceur d'être choyée par un homme qui lui plaisait et traitée par lui comme une maîtresse... à qui l'on n'eût jamais manqué de respect. Sa nouvelle dame de compagnie ne lui déplaisait pas non plus : c'était une femme douce et affable, et elle s'habillait avec une élégance sobre qui sentait la Parisienne. D'esprit insignifiant et de caractère neutre, elle n'avait rien, à coup sûr, qui pût servir les intérêts moraux de Roseline, ni
rien qui pût contrarier ses goûts.
Source : Gallica

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