Henry Rabusson

Résumé

Henry Rabusson,  L'hostilité conjugale (1903)

“ Jusqu'au jour où vous rencontrerez l'amour.
— L'amour tragique ? demanda en riant madame de La Frette.
— L'amour tout court, répondit le jeune homme d'un air sentencieux.
Marie-Antoinette (ou Mimi-Toinon) éclata de rire.
— Mon petit d'Espayrac, s'écria-t-elle, l'avez-vous rencontré, vous, l'amour tout court? Non, n'est-ce pas?... Exception faite, bien entendu, pour l'amour tout court... vêtu. Non, non, ni vous, ni personne qui vous ressemble... qui nous ressemble... Je prétends que l'amour n'est ni de notre temps, ni de notre milieu.
”
Source : Gallica

Henry Rabusson,  L'hostilité conjugale (1903)

“ A ce moment, Lamarelle, joyeux drille de vingt et quelques années, d'allure sans-gêne, mais de mise très recherchée, l'air plus naïf que méchant, élevait encore la voix, en agitant un mouchoir d'une blancheur immaculée, qu'il venait d'extraire de son merveilleux veston :
— Vous avez ri aux larmes, dites-vous?... Eh bien ! c'est le moment de s'assurer que vos yeux ne déteignent pas.
— Voyons, Lamarelle ! fit la maîtresse de la maison avec une moue légèrement impatientée et dédaigneuse à l'adresse de mademoiselle Gabillaud. Pour un peu de noir au coin des yeux, voilà bien des histoires !
”
Source : Gallica

Henry Rabusson,  L'hostilité conjugale (1903)

“ Ah! l'homme qui parle bien !
— A ce compte, mon cher monsieur, vous devez être singulièrement redoutable!
— Je vous l'ai dit, je ne vous fais pas la cour, moi!... Tiens ! voici mademoiselle Jenny.
La jeune fille, en effet, sortait de l'édicule oriental que, par une fantaisie de millionnaire, M. de La Frette avait fait réédifier au milieu d'un quinconce de magnolias, à l'orée de son parc. Les yeux, d'un bleu sombre, — que le jeune Lamarelle accusait d'être plus grands que nature, — semblaient un peu voilés entre des paupières un peu rouges.
”
Source : Gallica

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