Émile Villemot

Résumé

Émile Villemot Ne vous mariez pas (1883)

L'infortuné Félix Troubat, qui est cafetier à Saintes, a toujours été le meilleur des maris et le modèle des pères : il a poussé l'amour des autres et l'oubli de soi-même jusqu'à aimer des enfants qui n'étaient pas de lui et jusqu'à adorer une femme qui était à tout le monde.
Sa déposition devant le tribunal est vraiment touchante : « Je suis, dit-il, le mari le plus trompé de France. J'ai cinq enfants, mais combien y a-t-il de petits Troubat dans ma famille, je n'ai jamais pu le savoir. » Trouvez-moi, je vous prie, un mari plus tolérant et un sceptique plus aimable !
Source : Gallica

Émile Villemot Ne vous mariez pas (1883)

Voilà le loup dans l'alcôve, comme dans le conte du Petit Chaperon rouge.
Alors le mari — le marchand de boutons — est dans l'enthousiasme. Il se frotte les mains, il se gargarise le cerveau avec des idées d'une gaieté folle ! Il se dit à part lui : « J'avais peur, au fond, que ma femme n'eût un parti pris contre ce bon Nobile (les femmes sont parfois si drôles !) ; mais maintenant les voilà unis comme les deux doigts de la main ; mon bonheur est complet, mon ménage aussi ; maintenant je puis dormir sur les deux oreilles ! »
Source : Gallica

Émile Villemot Ne vous mariez pas (1883)

Pardon, madame ; avant de vous déclarer la flamme qui me consume, serait-il indiscret de vous demander si vous êtes affligé de cette maladie pestilentielle qui s'appelle un mari ?
Quand on a devant soi une jolie femme, le mari n'existe pas : le mari est le dernier être auquel un galant homme puisse songer, en pareil cas. De là, des procès croustilleux à l'horizon!.
La femme aimée, fascinée par un homme qu'elle ne connaissait pas cinq minutes auparavant, consent à ce que le bien-aimé loue un petit entresol qui servira de nid mystérieux pour les rendez-vous de jour et de nuit.
Source : Gallica

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